lundi 1 avril 2013

Le coup de pied aux couilles mental



On a tous un certain pouvoir sur les gens autour de nous, sur notre environnement. On s’en sert tous les jours sans forcément en être conscients. L’objectif ici va donc être de vous rendre conscients de ce pouvoir et peut-être d’arriver à l’utiliser pour faire avancer les choses.
La base de ce pouvoir est la pression sociale. Ca fait appel au besoin de reconnaissance des gens en utilisant le système bien connu de la carotte et du bâton.
Par exemple, si à chaque fois que vous faites quelque chose comme mettre les doigts dans votre nez, la personne la plus proche de vous vous met un coup de pied dans les couilles, il y a de fortes chances pour que vous arrêtiez rapidement de mettre vos doigts dans votre nez en public.
Alors bien sûr, l’agression physique est interdite par la loi et le coup de pied dans les couilles lui-même se trouve être sujet au principe du bâton, ce qui fait qu’on réfléchit toujours un peu avant de le pratiquer.
Mais beaucoup pratiquent, souvent sans s’en rendre compte, le coup de pied dans les couilles mental. Ca a rien à voir avec une technique de Jedi, il suffit simplement de juger ou de se moquer ouvertement des gens.
J’invente rien, ça existe déjà, il s’agirait juste de le faire consciemment et pour les choses essentielles. Je ne nie pas l’intérêt à pousser au suicide tous ces horribles individus qui portent des chaussettes avec leurs sandales ou ceux qui mettent des néons sous leur voiture mais il y a peut-être moyen d’utiliser ça pour des causes plus importantes.
Pour faire une étude de cas, j’ai donc choisi  ceux qui jettent leurs papiers ou leurs mégots n’importe où.
Avertissement : Il se peut que, me connaissant, nous ayons déjà eu une conversation sur le sujet et que vous vous reconnaissiez dans les excuses pourries que je risque de mentionner plus bas.
Il est important de se conditionner soi-même par rapport à ces gens. Il faut que, lorsque vous êtes témoins d’un pareil acte de barbarie, les insultes se déversent naturellement de votre bouche poussées par une émotion violente.
Laissez-moi donc peindre un petit portrait du genre de personne qui se livre à ces atrocités. Il s’agit de créer une image bien vivace dans votre esprit, qui permettra à la fois d’encourager les lecteurs à mépriser ces individus et d’enlever toute envie au coupable de s’identifier à cette image.
Oui, c’est de la manipulation comme on n’en voit qu’à la télé pour les guerres et autres. Mesdames et messieurs, fabriquons nous un bon gros préjugé :
La personne qui jette ses papiers ou ses emballages par la fenêtre de la voiture, dans la rue ou dans la nature est une personne vile. Sachez-le, ces gens là ne respectent rien. Ils ne se soucient que de leur petite personne et partent du principe que les autres sont là pour les servir. La poubelle n’existe que pour que quelqu’un d’autre ramasse leurs déchets et les mettent dedans.
A chaque fois qu’ils laissent échapper une bouteille en plastique, un emballage Mc Do ou un papier de Twix, ils jubilent intérieurement. Si vous les observez attentivement, vous pourrez voir leurs yeux briller à la pensée qu’un autre ( de préférence un vieil homme au dos brisé ou une femme enceinte ) devra se baisser pour ramasser leur déchet et parcourir les quelques mètres qui les séparent de la poubelle.
On pourrait, au premier abord, se dire qu’ils n’ont pas fait exprès, qu’une crampe soudaine les a poussé à lâcher le papier qu’ils tenaient. C’est faux. La seule raison pour laquelle ils ont acheté ce paquet de biscuits, c’est pour pouvoir le laisser en pleine nature et éprouver cette sensation à la limite de l’excitation sexuelle qui les envahit à chaque fois. En forêt, seuls, ils oublient généralement toute pudeur et ne gêne pas pour pousser de petits cris de plaisir.
Ils éduqueront leurs enfants de la même manière, leur inculquant le mépris de la nature et de la propreté. D’ailleurs si d’aventure vous suiviez l’un d’entre eux jusqu’à son domicile, vous verriez qu’ils habitent souvent dans une véritable porcherie. Dans le confort de leur habitat, ils se laissent aller à leur vice sans aucun retenue. Leur logis ressemble à un dépotoir, le sol jonché de détritus, parcouru par les rats qui se battent sans pitié pour récupérer les vestiges de nourriture collés sur les emballages.
Ils vous considèrent comme une sous-race d’animaux dociles et asservis, vous méprisent et ne se retiennent qu’à grand peine de hurler à votre visage : « Ramasse ! » quand ils laissent échapper leur déchet.

Voilà, vous savez maintenant la vérité. Gardez bien cette image en tête car elle vous sera utile pour conjurer la colère nécessaire à une bonne réprimande, à l’envoi d’un bon coup de pied aux couilles mental.
Je fais ensuite confiance à votre imagination pour mettre au point la réaction appropriée. Je me permettrais juste de vous suggérer quelques approches possibles :
_Ramasse ça, espèce de gros porc !
_Tu vois, cette personne n’a pas eu la chance d’avoir des parents présents pour faire son éducation. ( A dire bien fort à la personne qui est avec vous, de préférence votre enfant pour faire d’une pierre deux coups )
_ Ah ben vous, vous devez être banquier !
_Monsieur, vous avez laissé tomber quelque chose !
Le conditionnement ne sera efficace que grâce à la répétition, aussi je compte sur vous pour exercer cette pression sociale à chaque fois que l’occasion se présente.
Nous pouvons changer le monde, un coup de pied aux couilles mental à la fois !