samedi 21 avril 2012

Elections présidentielles ( thème de Xavier )


Dimanche 11h, Thoiry.
Robert attendait patiemment son tour dans la file de personnes postée devant l’école primaire. Il était prêt, fin prêt.
Petit dernier d’une famille comprenant cinq enfants, il n’était pas habitué à ce qu’on lui demande son avis sur quoi que ce soit. Aussi, lorsqu’une fois tous les cinq ans, l’ETAT lui demandait de participer à la prise de la décision qui allait définir le cours des cinq années suivantes, il prenait les choses très au sérieux.
Il avait minutieusement étudié l’état actuel de son pays, de la situation économique et géopolitique au budget du ministère des sports. Chaque candidat avait été examiné pour définir si leur programme, leur charisme, leur personnalité correspondaient à ce dont la France avait besoin.
A chaque élection, il prenait un congé sabbatique, abandonnant son poste d’expert comptable pendant six mois afin de se livrer à cet exercice. Il achetait les journaux étrangers, montait des tableaux comparatifs, lisait tous les avis d’experts, sans relâche, pour qu’au moment venu, il n’aie aucun doute sur la décision à prendre.
Et cette année, il voterait B.

Derrière lui, se trouvait Catherine.
Catherine avait reçu une éducation exemplaire. Ses parents lui avaient inculqué toutes les bonnes manières, le respect des traditions et l’amour du divin.
Pour elle, aucun doute. Elle voterait pour C, le seul candidat chrétien, qui avait promis de redonner son prestige à la principale religion française.

Puis venait Jacques.
Jacques était accompagné de sa femme et de ses beaux-parents. Tous allaient voter pour D. Sauf lui. Chaque dimanche, lors des repas de famille, il se devait d’acquiescer à toutes les déclarations grotesques d’ Yvon, son beau-père, le regard revenant régulièrement se fixer sur l’horloge, attendant que se terminent ses monologues critiquant la situation politique actuelle.
Plusieurs fois, il avait essayé, malgré les regards désapprobateurs de sa femme, de le contredire. Mais il était impossible de discuter, le repas dominical tournait inévitablement au festival d’insultes. Alors pour avoir la paix, Jacques faisait dorénavant semblant d’être d’accord.
Et même si son instinct lui dictait de voter pour D, il allait voter pour son pire adversaire. Seul, dans l’isoloir, il obtiendrait ainsi sa vengeance et pourrait savourer sa victoire, silencieusement, en glissant le bulletin contradictoire dans son enveloppe.
Derrière attendait Mélanie.
Mélanie était venue avec Carl, son copain. Il tenait absolument à voter pour soutenir son parti favori, et aider ainsi à débarrasser la France de tous ces étrangers qui leur volaient leurs emplois. Kevin voterait E. Mélanie, elle, voterait F, parce que E s’habillait vraiment trop mal et qu’elle ne voulait pas que son pays soit représenté par une personne qui soit fringuée comme un sac. Tandis qu’elle avait vu F dans un magnifique costume Armani en couverture de Paris Gala, et elle voterait pour celui qui avait le plus de classe.

Martin venait d’arriver avec son fils et poussa un soupir de découragement en apercevant la file interminable. Il avait bien l’intention d’apprendre à Maël comment accomplir son devoir de citoyen, lui expliquant que leurs ancêtres étaient morts en se battant pour obtenir le droit de vote, sans être tout à fait certain de la justesse historique de ces affirmations.
Il était même plus probable que ses ancêtres soient morts pour leur de rôle de collabo pendant la seconde guerre mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir.
_ Papa, y a du monde, on peut revenir plus tard ?
_ Plus tard ce sera fermé.
_ Pourquoi ?
_Parce que ça ferme à 18h.
_ Ben on n’a qu’à revenir demain.
_Demain ce sera fini, on ne peut voter que le dimanche, une fois tous les 5 ans.
_Ah. C’est ça , être citoyen ?
_Ouais.


lundi 16 avril 2012

Impossible


José était recroquevillé sous ses couvertures, ne laissant que son nez dépasser,  de manière à pouvoir respirer. Quelqu’un, quelque chose était là, avec lui, dans la chambre.
Il pouvait l’entendre gratter contre le mur. Son imagination dessina pour lui l’auteur de ces bruits.
Un monstre vert à la peau visqueuse, aux dents acérées, tapi dans l’ombre, prêt à lui sauter dessus pour le dévorer.
Le croque mitaine.
José, écoutait, attentif au moindre détail qui pourrait venir troubler le silence nocturne.
Soudain, un craquement retentit. Pris de panique, il se mit à hurler :
_Maman !!!! Papa !!!!!
Des bruits de pas dans le couloir, la porte s’ouvre, la lumière s’allume.
_ Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
_ Là ! Y a un monstre là !
_ Où ça ? Je vois rien.
_ Mais si, il est là, il gratte !
Il pointait le coin du mur du doigt, la tête enfouie dans son oreiller, n’osant regarder.
_ Mais non, y a rien, regarde ! Dit son père, tout en lui arrachant l’oreiller des mains.
José garda les yeux fermés, ne voulant pas faire face au monstre qui le hantait.
_ Ouvre les yeux, je te dis, y a rien ! C’est pas la peine d’hurler…
_ Je l’ai entendu.
_ Ca existe pas les monstres, c’est impossible, tu m’entends ? Ca existe pas.
Lentement, José entrouvrit un œil, puis l’autre, les posant d’abord sur ses parents qui le fixaient, sourire aux lèvres avant de se tourner vers le coin de sa chambre.
_ Tu vois ? Y a rien ? Pas de monstre. Impossible.

Impossible.

Deux jours ont passés, José éteint sa lampe de chevet, prêt à s’endormir.
Un craquement se fait entendre.
Le monstre ! Il est revenu !
José attrape le bord de sa couverture et le rabat sur sa tête, serrant de toutes ses forces. Les monstres n’existent pas. C’est pas possible. Pas possible.
Peu à peu, il parvient à repousser le monstre dans un coin de sa tête. Loin, tout au fond de son esprit. Pour l’enfermer, il construit une palissade, comme celle qui protège le chantier en bas de chez lui. Une haute barrière de bois, de deux mètre de haut. Personne n’est assez grand pour passer par-dessus, même la tête de son père ne la dépasse pas.
Mais il entend encore gratter. Il entend les griffes du monstre user le bois pour se frayer un chemin.
Alors, devant la palissade, il rajoute un mur, en béton, épais, comme dans la cour de l’école. Et sur cet enclos, qu’il a construit dans son esprit, il peint un mot, une formule magique qui enfermera le monstre pour toujours : « Impossible »

José a 10 ans maintenant. Il ne va pas tarder à aller se coucher mais ses parents le laissent regarder encore un peu la télé. 
_ Après le journal, tu vas te coucher.
A la fin du journal télévisé, ils passent la bande annonce d’un film qui vient de sortir. Un film de vampires. Des monstres buveurs de sang qui sortent la nuit pour attaquer les gens.
Et José se retrouve seul dans sa chambre, la tête pleine de vampires. Il s’enfouit sous sa couverture en tentant de se persuader que c’est impossible. Que les vampires n’existent pas. Que ce n’est qu’un film. Mais ils sont là, autour de lui, dans sa chambre, attendant patiemment qu’il s’endorme pour le mordre et le transformer en l’un des leurs.
Il réunit alors tout son courage et les repousse dans un coin de sa tête, jusqu’au mur ou le monstre est enfermé. Les vampires, c’est impossible. Et il les jette par-dessus le mur.
Et tout au long de son enfance, il va enfermer tout un tas de choses derrière ce mur. Des zombies. Des fantômes. Tout un tas de monstres hideux qui tentent d’envahir son imagination. La magie. Les elfes. Les fées. Les sorciers. Les licornes.

Impossible.

Tout ce qui est impossible se retrouve derrière ce mur.
En cours, lors d’un exercice de maths, on lui demande de faire une division énorme, pleine de chiffres qui tournoient dans sa tête. Il essaie une fois…se trompe…recommence…La plupart de ses amis ont fini et sont déjà partis en récréation et plus il y pense, moins il arrive à réfléchir.
_ Oh, mais c’est pas vrai ! C’est impossible à faire ce truc, j’y arriverais jamais !
Et juste comme ça, il abandonne. Toutes ses possibilités de résoudre cette division se trouvent enfermées derrière ce mur. Avec les monstres.
Et José se dit qu’il est nul en maths. Et il le devient.

José a quinze ans maintenant. Assis dans la cour du collège, il ne cesse de regarder cette fille, une blonde magnifique.
A chacun de ses éclats de rire, son cœur explose. Il aimerait la prendre dans ses bras, la serrer fort. La couvrir de baisers.
Mais il n’ose pas aller la voir. Elle va se moquer de lui. Elle est trop belle. Et pis pourquoi elle l’aimerait d’abord ? Il n’a rien à lui offrir. Il ne l’intéressera jamais.
Mais il n’arrête pas de penser à elle. Le soir en fermant les yeux, il revoit son sourire, ses grands yeux bleus qui scintillent, qui l’obsèdent.
Elle ne voudra jamais de moi. C’est impossible.
Et juste comme ça, il abandonne. Il la repousse dans un coin de sa tête, derrière le mur . Et son amour avec.

José a 18 ans. Il tient la main de sa copine tandis qu’elle lui parle. Il est tourné vers elle mais ne la regarde pas, ne l’écoute pas, il regarde à travers elle.
Il ne ressent rien pour elle. C’est juste pour passer le temps. Pour le sexe. Elle ne l’intéresse pas.

José a 25 ans. Il vient de rentrer du travail. Il est fatigué, allongé sur son lit, mais n’arrive pas à dormir. Il laisse son esprit vagabonder. Il se demande pourquoi ses amis sont tous en couple alors qu’il est encore tout seul.
Il cherche, creuse, remonte dans ses souvenirs, fouille sa mémoire.
Et soudain, il se heurte à un mur. Un mur gigantesque. De plusieurs dizaines de mètres de haut. Et sur ce mur, juste un mot, gravé en lettres d’or : « IMPOSSIBLE ».
José reconnait ce mur, il s’en rapproche et pose sa main dessus, caressant les lettres dorées. Soudain son ventre se crispe, d’horribles crampes d’estomac le plient en deux sur son lit. Il se lève tant bien que mal et va vomir dans les toilettes.
Ce mur.

José a 40 ans. Il en a marre. Se sent seul. Ne sait pas quoi faire de sa vie. Elle n’a plus de goût. Ne l’intéresse plus.
Il se laisse gagner par la tristesse, la mélancolie, s’apitoie sur son sort. Son réveil vient de sonner mais il ne se lève pas. Pour quoi faire ? Il pense à la mort, à ce qu’il ressentira lorsque tout s’arrêtera. Sera-t-il enfin libéré ?
Et à nouveau, il laisse son esprit vagabonder. Il ne met pas longtemps à se retrouver face à ce mur, qui prend de plus en plus de place dans sa tête. Un mur gigantesque dont il ne voit plus la fin. Dès qu’il s’en approche, son estomac se contracte. Tout son corps se tétanise.

Impossible.

Mais José en a marre, il n’en peut plus de voir ce mur, ne veut plus être esclave de cet obstacle énorme qui se dresse sur son passage. Il veut le détruire. Il imagine une pioche entre ses mains et commence à l’attaquer.
Des voix retentissent dans sa tête.
_Tu n’y arriveras pas.
_ Ca marchera pas.
_Parce que tu crois vraiment que c’est aussi simple ?
Et il continue, sans relâche, de creuser ce mur dans sa tête. Sur son lit, son corps se convulse, secoué de tremblements mais il n’y fait pas attention. Toute son attention est concentrée sur la destruction de ce mur.
_Tu crois quoi ? Que tu vas y arriver comme ça ? Que tu es meilleur que tout le monde ?
_Tu t’es vu ?
Il avance peu à peu, des fissures apparaissent sur la surface. Des pierres énormes tombent tout autour de lui. Mais il continue.
Il se souvient de ce qu’il y a derrière le mur. Des monstres. Des vampires. Des zombies. Mais il continue.
Il se rend compte que toutes ses peurs sont derrière ce mur. Tout ce qu’il a jamais craint va se retrouver libre dans son esprit. Et il va devoir y faire face. Mais il continue.
Un pan entier de roche s’écroule derrière lui. Il n’a plus le choix. Il ne peut plus faire demi-tour.
Alors il continue.
Il creuse, creuse, dégageant les morceaux de pierre avec ses mains tout se préparant à faire face à ses démons.
Soudain, il frappe de sa pioche un caillou qui s’effrite en mille morceaux, laissant apparaître un puissant rayon de lumière qui lui réchauffe le visage.
Sur son lit, il inspire un grand coup. Comme s’il venait de passer 30 ans de sa vie en apnée.
Le mur se transforme tout à coup en poussière, puis disparaît. Seuls quelques grains flottent encore ici et là, sous la puissante lumière blanche.
Abasourdi, il tombe à genoux, étonné qu’il n’y ait finalement rien derrière ce mur qui prenait tant de place dans son esprit.
Et il comprend.

Rien n’est impossible.

dimanche 1 avril 2012

Pourquoi j'aime pas la musique commerciale


Alors voilà, je me suis rendu compte que je faisais vraiment preuve d’intolérance envers les musiques et radios « commerciales ». Elles m’énervent, me foutent des boutons et quand j’entends une radio dans le genre, j’ai envie d’exploser le poste à la hache.

Ou de prendre mon scooter et…Nan, trop tôt..

Donc je me suis demandé pourquoi. Pourquoi péter un plomb dès que retentit du David Guetta ? 

Pourquoi partir en vrille quand ça ne fait que 14 fois que j’entends la même musique dans la journée ?

Est-ce que je serais anormal ? Est-ce que je ne suis qu’un de ces individus prétentieux, ces hipsters qui ne s’intéressent qu’à l’underground et abandonnent leurs artistes favoris lorsqu’ils touchent le grand public ?

Est-ce que je voudrais à tout prix que les autres aiment ce que moi, j’aime, et rien d’autre ?

Voilà la réponse que j’ai trouvé en faisant un peu d’introspection :

Un artiste est, pour moi, une personne qui a un message à faire passer. Une vision du monde à partager. Ses œuvres sont une tentative d’expression de cette vision du monde.
Un artiste a généralement une manière différente de voir les choses, et il tente par tous les moyens à sa disposition de se faire comprendre. Il ne fait pas de concession, ne se censure pas et met tout en œuvre pour que le message passe. Et lorsque l’auditeur, le spectateur, l’observateur se met en position d’écoute telle qu’il comprend ce que l’artiste essaie de dire ( ou s’imagine qu’il le comprend ), il se passe quelque chose de magique. Il arrive souvent qu’une bonne musique nécessite un effort de la part de l’auditeur pour apprécier le message.
Un artiste n’aurait absolument aucun intérêt à faire ce que les gens attendent de lui. 

Prenons maintenant une radio commerciale :

Leur objectif est de faire un maximum d’audience. Pas pour faire passer un message humaniste. Pas parce qu’ils ont quelque chose à dire. Parce qu’ils doivent faire de l’argent.
Pour faire de l’argent, ils ont réfléchi à ce qui marche, ce qui coûte le moins cher et aux meilleurs manières d’attirer l’audimat pour vendre leurs espaces de publicité plus cher.
 Cela comprend donc du sponsoring de soirées, de compresser la musique qu’ils passent pour qu’on entende un peu plus les basses, de faire des jeux concours.
Pour que l’auditeur ne change pas de radio, il ne faut pas le fatiguer. Il ne faut pas qu’il sente de résistance, il faut qu’il continue à entendre ce qu’il a toujours entendu, il faut le maintenir dans sa zone de confort.
L’auditeur de base est fainéant. Il ne veut pas essayer de comprendre un artiste, il veut seulement se faire bercer par le boum boum boum.
Pour garder l’auditeur, les radios ne passent donc que « ce qui marche ». Elles le passe 5, 10, 15, 20 fois pour que l’oreille s’habitue, que le cerveau s’endorme et ne soit pas surpris par quoi que ce soit de nouveau.

Et donc certains musiciens, dont l’objectif est également de faire de l’argent et d’être connu, vont se conformer à ce que ces radios demandent. Ils vont appliquer les formules écrites par les maisons de disques pour « faire un tube ». La créativité nécessaire pour accomplir ce genre de tâches est minime. Le message à faire passer est « ouhou baby I love you » ou alors « baby baby you broke my heart ».
Ces musiciens ne sont pas des artistes. Ce sont des lâches. Ils font ce qu’on attend d’eux pour obtenir de l’argent, de la gloire, et autres. Ce sont des produits marketing. Ils sont beaux, ils sont formatés, leur image est polie, brossée et sans surprises.

Il existe en France plusieurs centaines voire milliers de groupes qui jouent de la musique, qui pondent des œuvres tellement énormes qu’elles peuvent vous transporter ou vous donner les larmes aux yeux.
Ils ont un message à faire passer. Ils créent un univers. Ils ne font pas de concessions, et vous ne les entendrez pas à la radio.
Les plus chanceux arrivent à vivre en tournant dans les salles et dans les festivals.
D’autres sont obligés d’avoir un job en plus pour vivre ou sont au RMI. Parce qu’ils préfèrent vivre de cette manière que de « faire un tube », ce que n’importe qui peut faire. Et que le message qu’ils ont à faire passer n’est pas pour les fainéants. Il n’est pas pour les gens qui ne veulent pas faire d’effort pour les comprendre.

Imaginons qu’à l’époque de Léonard de Vinci, lorsqu’il a peint la Joconde, quelqu’un se soit aperçu que son tableau plaisait énormément et pouvait rapporter beaucoup d’argent.
Il aurait immédiatement reproduit la Joconde en centaines d’exemplaires et l’aurait vendu pour des centaines de milliers d’unités monétaires. D’autres auraient commencé à faire pareil, changeant peut-être une couleur ici et là.
Dès qu’un peintre aurait fait un peu preuve d’agilité avec son pinceau, on lui aurait dit « Peins des Jocondes, c’est ce que les gens veulent, c’est la seul chose qui marche ». Tous les magasins vendraient des Jocondes, tout le monde aurait une Joconde dans son salon. Et personne ne s’intéresserait aux œuvres des autres peintres.    

Voilà ce qui se passe avec les radios commerciales. Une bande de lâches, incapables de créer quoi que ce soit qui ont juste envie de faire de l’argent.

Alors pourquoi ça m’énerve quand j’entends NRJSKYFUNRADIOROUGEFMETC ?

Parce que j’aimes pas qu’on chie comme ça impunément sur ce qui fait de nous des êtres humains. J’aime pas que l’on prenne des lâches et qu’on les appelle des artistes. J’aime pas qu’on prenne cette capacité que nous avons tous à créer des choses merveilleuses et qu’on l’endorme chez 80% de la population.
Et pour ça, je suis désolé, mais je continuerais à péter les couilles à tout le monde. On dirait que ce serait mon œuvre à moi.