jeudi 10 janvier 2013

Réfléchissons ensemble...



Bon alors j’avoue que j’y ai déjà réfléchi un peu de mon côté…
Partons du début.

Au début, on naît. Et pis, un moment après, on meurt.
La mort, c’est la fin. Parce qu’on peut dire ce qu’on veut, personne n’en a la moindre idée de ce qui se passe après. On a des théories, des suppositions mais on n’en sait rien.
Donc entre la naissance et la mort, on a un certain laps de temps.
La question à laquelle je réfléchis et à laquelle j’aimerais bien que vous m’aidiez à trouver une ou des réponses, c’est :
Quelle est la meilleure manière d’occuper tout ce temps ?
Alors j’ai déjà regardé un peu autour de moi pour voir ce que les gens faisaient.
On peut déjà enlever tous les gens qui n’en viendront jamais à se poser cette question puisque déjà survivre les occupent à plein temps.
Pour eux, le but est juste d’arriver à la fin sans croiser un Game Over au milieu, soit parce qu’ils ont l’art de prendre de mauvaises décisions ou parce qu’ils sont dans un contexte où la tranquillité n’est pas forcément donnée.
Prenons maintenant ceux qui ont à boire, à manger et un toit, ont déjà couvert les besoins de base.
Dans ce tas-là, dont je considère faire partie, il y en a un beau paquet qui vont chercher à se poser des défis, à trouver des moyens d’occuper leur temps pour ne pas avoir à se poser cette question.
Ils vont se marier, faire des enfants, trouver un boulot qui les occupe tout le temps et rajouter des hobbies par-dessus afin de pouvoir traverser leur vie sans avoir à se demander s’ils l’ont remplie correctement. On s’en fout, elle était remplie, pas besoin de savoir de quoi.
Je ne juge pas, c’est juste pas mon truc, les enfants et tout ça… Et puis vous vous débrouillez très bien tous seuls pour perpétuer la race humaine.
Ensuite, il y a ceux qui vont essayer d’atteindre l’immortalité indirectement. En laissant une trace indélébile dans l’histoire, en laissant des enfants pour perpétuer leur mémoire, etc…
Bon. Ca me semble un peu inutile finalement puisque ça en revient à dire : « Hé, regardez, peut-être que je vais mourir, mais au moins y aura des gens pour dire mon nom quand je serais mort. ».
Oui, peut-être, mais tu seras quand même mort.
Après, on peut se dire que ça serait pas mal d’aider les autres qui galèrent à survivre pour qu’ils galèrent moins. Mais est-ce que ça ne reviendrait pas à les amener là où on est pour leur demander ou on va ensuite ?  Et pis, ça enlève un peu du piment du jeu.
Genre, c’était bien ton jeu ? Ouais, j’ai passé mon temps à essayer d’aider les autres à gagner leur partie mais j’ai pas eu le temps de finir la mienne.
Et puis y a ceux qui en sont arrivés là au prix d’efforts énormes. Et c’est un peu le problème. L’impression d’être arrivé. C’est un peu le sentiment d’essayer de redresser un avion qui bat de l’aile, d’y arriver et de mettre le tout sur pilote automatique pour que ça reparte en vrille.
Y en a d’autres qui vont le faire repartir en vrille juste pour voir s’ils arrivent à le redresser une seconde fois. C’est rigolo, ça occupe un moment.
Enfin voilà, ce que je vois pour l’instant c’est qu’on a tous un gros paquet de temps, et qu’on cherche tous un moyen de le faire passer.
Alors, on va me dire : Perds pas ton temps à te poser toutes ces questions, vit !
C’est exactement ce que je fais, figurez-vous, parce que, croyez-le ou non, je respire en même temps que j’écris tout ça. Du coup, je vis. Facile.
Après on pourrait rajouter la notion de plaisir à tout ça. On fuit la douleur et on va vers le plaisir.
Le truc, c’est que le plaisir, c’est plutôt fugace comme truc. Genre manger un bout de gâteau au chocolat, ça fait plaisir. Manger 53 kilos de gâteau au chocolat, moins.
Alors on pourrait faire un inventaire de tous les trucs qui font plaisir, les alterner, les répéter, les faire à tour de rôles pour pas tous les épuiser trop vite.
Ok. Bon. J’aime bien le côté Epicurien, je crache pas sur le plaisir quand il se présente, et je pense pas être le dernier quand il faut profiter d’un bon truc.
Mais j’ai quand même l’impression que les trucs de base s’émoussent. Un bon truc qui fait plaisir le fait un certain nombre de fois et puis un jour, pouf… c’est plus pareil.
Je suis bien conscient que le plaisir n’apporte qu’une valeur ajoutée limitée, subjective, personnelle. Quand on fait quelque chose avec plaisir, c’est facile, ça donne de l’énergie plus que ça en prend, on ne voit pas le temps passer…
C’est un peu comme ça qu’on sait si on fait des trucs bien ou pas. Je parle pas de plaisir lié à la satisfaction d’un manque ou d’un besoin mais d’un plaisir net, sans attache.
Mais les sources de plaisir se tarissent peu à peu…
Alors il faut en trouver de nouvelles. C’est là que je me dis que la nouveauté est un élément essentiel.
Quand on est gosse, tout est nouveau, y a du plaisir à chaque coin de rue. On découvre, on explore, on grandit, on avance.
Donc voilà, pour l’instant, j’en suis là. On peut garder ça et occuper son temps avec ça déjà, ça sera pas trop perdu : prendre tout ce qui fait plaisir et en profiter.
Les petits plaisirs de la vie, tout ça, machin…
Bon, et après ?
J’en suis à me dire qu’à force d’essayer d’occuper son temps avec tout et n’importe quoi, d’essayer d’oublier qu’on va mourir, on se ferme au plaisir.
On se raconte des histoires, on se dit qu’il y a quand même des obligations à avoir, des responsabilités envers la société, l’espèce humaine, tout ça. Qu’il faut faire des concessions, qu’on ne peut pas tout avoir, etc…
La vérité c’est qu’il n’y a aucune obligation. Que dalle. De toute façon, on va mourir. Un passage à autre chose final, alors pourquoi se refuser ne serait-ce que le plus infime instant de plaisir ?
On n’a signé aucun contrat, et même si on l’avait fait, il n’y a aucun contrat qui nous oblige à respecter les contrats qu’on signe.
La vie n’a aucun sens, on peut lui donner le sens qu’on veut, l’emmener dans la direction qu’on veut. On peut fuir la douleur, on peut juste se diriger vers le plaisir.
C’est ça, la liberté. Ca fait un peu peur, mais ça libère grave. Y en a peut-être qui vont lire ça, qui vont trouver ça déprimant, qui vont m’en vouloir de remettre le sens qu’ils ont décidé de donner à leur vie en question. Tant pis.
Moi je trouve ça rigolo d’en arriver là. A ce stade où il y a toujours un univers de possibilités de disponible, à ce carrefour qui n’a aucun sens sauf celui que je déciderais de lui donner.
Et en attendant de choisir ce sens, je vais me faire plaisir.
En attendant de trouver le but du jeu, je vais faire plein de petites parties de plein de jeux différents.
Mais ça m’intéresse de savoir ce que vous en pensez. Vraiment.

3 commentaires:

  1. Je partage ton opinion lorsque tu dis que l'on donne à la vie le sens que l'on veut.C'est à chacun de trouver son bonheur , sa raison de vivre,le but de son existence.Alors il y a des gens qui ne pensent qu'au but matériel de la vie,comme s'acheter un bien immobilier,réussir dans la vie pour pouvoir "profiter" des jouissances que l'être humain a "créé"lui même sur cette terre;sans se préoccuper du but ultime de sa propre existence.Et il y a ceux qui comme nous se posent cette même question , pour laquelle il n'y a pas de réponse unique.Je pense qu'elle se trouve en chacun de nous , car la liberté c'est ça aussi...de réfléchir sur le but de la vie..ou pas.Avant de penser à la mort vaudait-il mieux peut être se consacrer davantage à la vie , notre unique défi. Et pour le relever penchons nous sur nos faiblesses.Utilisons notre intelligence afin d'apporter toutes nos réflexions sur le sujet , plutôt que de la desservir à des fins ridicules.Je pense que la vie est un cadeau mais aussi un défi car ce sont les choix que nous faisons dans notre façon de penser mais aussi dans nos actions qui nous conduiront sans doute vers la réponse de l'"après vie".Et si après la mort il n'y a rien alors il n'y aura pas de regrets si durant notre vie nous avons accompli le bien.Donner un sens à sa vie en diffusant l'amour et l'harmonie entre les hommes.Voilà le mien.



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  2. « Etre, c'est créer et non recevoir la vie »
    Oskar Wadyslaw de Lubicz Milosz

    « La seule vraie liberté qu'a l'homme, c'est de choisir ses chaines » Nietsche

    Conversations avec Dieu (Neal Donald Walsh) - Tome 1 :
    p219 :
    " Vient un moment dans l'évolution de l'âme, où la préoccupation principale n'est plkus la survie du corps physique, mais la croissance de l'âme; il ne s'agit plus d'atteindre le succès matériel, mais la réalisation du Soi."
    p207:
    "Ce qui compte pour ton âme, c'est uniquement ce que tu es pendant que tu fais ce que tu fais, peu importe quoi. Ce que recherche l'âme, c'est un état d'être et non un état de faire."
    P209:
    "L'état d'être attire l'état d'être et produit l'expérience."
    p211 :
    "Ton âme recherche, au sens large, ce moment grandiose ou tu auras conscience de ce qu'elle veut et te joindras à elle en union joyeuse."
    p212 :
    "LA fonction de l'âme est d'indiquer son désir et non de l'imposer. La fonction du mental est de choisir parmi ses possibilités. La fonction du coprs est d'agir à partir de ce choix."

    --> Je pense que la vie est un terrain infini d'expériences, pour chacun d'entre nous. Je crois qu'il n'y a pas autre chose à faire dans la vie qu'à être (on dit bien "être" humain). Dans l'infinité des possibilités d'être offertes, créons, décidons, choisissons d'être Qui nous voulons, expérimentons et ressentons... La vie n'a pas d'autre sens que celui que nous choisissons de lui donner !

    Réfléchissons et déterminons les trois valeurs principales que nous souhaitons honorer chaque jour... et soyons-en l'expérience !

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  3. Merci pour vos réponses. En fait j'ai un peu rien à rajouter du coup :-) , je vais continuer à poser la question à plein de gens. Y a quelque chose qui se dessine, j'arrive pas encore à mettre le doigt dessus mais ça va venir.

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