mardi 18 janvier 2011

La fumée pue

La fumée pue, oui, et là j’entend déjà les non fumeurs se frotter les mains, anticipant la mise à mort de cette habitude coûteuse et inutile qu’est la sucette à cancer. La fumée pue, oui mais pour une bonne raison.
Réfléchissons deux minutes aux innombrables effluves nauséabondes qui embaument nos vies, titillant nos amygdales, provoquant nos hoquets de dégoût et piquant nos petits yeux fragiles. Car mesdames et messieurs, j’ai rencontré au cours de ma courte vie, plusieurs personnes dont l’haleine, lorsqu’enfermés ensemble dans une voiture, me poussait à ouvrir la vitre toute grande, passant ma tête dehors, bouche grande ouverte et langue pendante tel le berger allemand sur l’autoroute. A ces gens, messieurs et mesdames, je ne saurais que trop leur conseiller de se mettre à fumer, ce qui, je n’en doute pas, serait certainement profitable à leur vie sociale.
Oui, la fumée pue. Mais vous me supplierez, lorsque nous nous croiserons dans une salle de concert ou dans une discothèque, la gorge prise par un mélange explosif de sueur d’aisselle et de déodorant bon marché, d’allumer une bonne camel aux senteurs si familières pour chasser les mauvaises odeurs.
Oui, je fume et je pense que ce n’est pas une bonne idée mais je tremble de peur à l’idée que la France suive l’exemple des Etats-Unis, qu’il devienne illégal d’allumer une cigarette dehors ou même chez soi. J’estime et personne ne me l’enlèvera, que j’ai le droit de faire ce que je veux de mon corps de mon esprit et de ma santé, du moment que je n’embête pas les autres. Si l’envie m’en prend, je fumerai un pétard, je me shooterai à l’héroïne ou j’attraperai le cancer dans un salon de bronzage (quoique si j’en arrive là, je vous serais reconnaissant de me réveiller à coups de pieds au cul). Ma santé m’appartient, entendons nous bien, si ma cigarette vous embêtes, j’irais la fumer plus loin, mais il vous faudra me confisquer mes poumons si vous voulez me forcer à arrêter de fumer.
Et voilà, c’est malin, je me suis énervé tout seul maintenant, je vais aller me faire une petite clope, moi.

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