lundi 10 janvier 2011

Parlons politique

Bonjour tous,

Je suis pas trop pour la structure et faire les choses dans l'ordre à la base mais il faut bien commencer quelque part et quoi de mieux pour un début que de faire une

INTRODUCTION

Je me présente donc : je suis un gros con. Je suis le genre de gars qui croit tout savoir mieux que tout le monde et qui va tenir la jambe aux gens qui sont pas d'accord avec lui jusqu'à ce qu'ils changent d'avis. Je suis le gars qui va vous saouler pendant toute la durée de ce texte pour peu que vous ayez la patience et le courage de le lire jusqu'au bout. Je vais tenir un discours moralisateur, parfois condescendant, me moquer de moi, des autres et de tout ce que je vais trouver.
Je vais avancer des idées, des concepts et des théories en me basant sur des arguments totalement subjectifs et m'appuyer sur des expériences tellement obscures que je vais même pas me faire chier à citer mes sources.
Et je vais dire des gros mots. Plein.
Comme tout gros con qui se respecte, mon cheval de bataille favori, c'est la politique. Je vais donc vous parler politique.

LA POLITIQUE

Prenons tout d'abord le temps d'analyser la situation dans laquelle on est.
Le système français tel qu'il existe actuellement est ce qu'il est, ni bon, ni mauvais. Il fonctionne, pour l'instant.
De la même manière qu'une épave roule si on la met dans une pente et qu'on trouve suffisamment de cons pour la pousser.
Prenons un peu de recul pour analyser en quoi consiste le travail d'un homme politique :
Il s'agit de prendre des décisions lourdes de conséquences qui vont impacter la vie de 60 millions de personnes, bonnes ou mauvaises, en sachant que quelle qu'elle soit, y a la moitié de la population qui va descendre dans la rue en hurlant.
Je veux dire, même quelqu'un de bien intentionné, à lui tout seul, en s'infiltrant par le milieu, je crois que c'est un peu comme ça qu'on le ressent tous, va vite se retrouver écrasé par ce système construit sur l'égo des gens qui le composent et sur les épaules de ceux qui, faute de mieux, s'en accommodent.
Le gouvernement est donc fait de gens, comme vous et moi, qui ont fait un choix de carrière un peu différent. J'aurais envie de dire que la moitié d'entre eux sont des utopistes blasés qui pensaient changer le monde avec de belles idées en s'attendant à ce que le monde entier se retrouve derrière eux à les aider en chantant et en faisant une farandole. L'autre moitié, plus cynique, est composée de gens qui ne croient absolument pas en la nature humaine et pensent que pour que cela fonctionne, il faut mettre des règles et de lois de partout pour être sûr que rien ne déborde, tout en en profitant pour s'en foutre plein les poches parce que, merde, après tout ce que je fais pour eux, j'ai bien droit à ça.
Des hommes, quoi. Et des femmes aussi, mais bon, j'ai jamais rien compris aux femmes, alors je vais les laisser tranquilles pour le moment.
Parlons donc de la première chose qui nous intéresse...enfin, qui m'intéresse...vous, on s'en fout, on est dans la politique, là :

LE POUVOIR

C'est quand même intéressant, quand on y réfléchit, que les gens au gouvernement aient autant de pouvoir. Ca fait peur, même.
Regardez moi, par exemple. Je suis tout seul, j'ai pas de pouvoir à proprement parler et j'arrive pourtant à faire des conneries suffisamment énormes pour qu'il me faille plusieurs jours pour les réparer. Enfin, ça c'est si je les assume, je peux aussi dire que c'est la faute de l'autre.
Et y a d'autres gens qui ont tellement peur de faire des conneries qu'ils vont préférer rien faire et laisser quelqu'un d'autre leur dicter la marche à suivre.

En psychologie sociale, ça s'appelle la preuve sociale.
Quand on est dans une situation où on n'a pas la queue d'une idée de comment il faut réagir, on va regarder les gens autour de nous et on va faire pareil qu'eux.
Bon après, on est pas cons non plus, si il y a un gars en costard dans le tas ou un en uniforme, on va choisir ceux-là, on va pas choisir l'alcoolo à notre droite qui est en train de se pisser sur les pieds.

Donc, souvent, on va laisser les autres décider pour nous, parce que c'est plus simple et que peut-être qu'on aura pas à assumer les conséquences de nos actes.
Et donc que se passe-t-il là ?
On donne à la personne qu'on suit du pouvoir. Et plus y en a qui le suive, plus il a de pouvoir. C'est tellement magnifique qu'au bout d'un moment, ce n'est même plus la personne qu'on suit, c'est un groupe et ça fait tellement du bien d'appartenir à un groupe, de se sentir accepté et d'avoir ses opinions validées par d'autres gens qui suivent la même personne que nous.

Mais ( mêêêê devrait-je dire ) le problème est que si cette personne fait une connerie, on va se retrouver à cinquante pour l'aider à faire sa connerie. Une petite connerie qu'on aurait pu réparer tout seul va donc se transformer en énorme connerie.
Parfois un membre du groupe va se réveiller et dire aux autres : Hey les gars, on serait pas en train de faire une connerie, là ?
Il suffit alors d'un « discute pas les ordres » ou alors «  tu mérites pas d'être dans le groupe si tu nous file pas un coup de main » et ça remet les choses d'aplomb.
Une fois qu'on est entré dans une dynamique de groupe c'est pas facile d'en sortir.

Imaginez alors quelqu'un à la tête d'un gouvernement avec une armée à ses ordres, des régiments de CRS, des fonctionnaires qui auraient bien trop peur de perdre leur place et encore d'autres qui font ça bénévolement, parce que si, quand même, il a des bonnes idées.
Celui-là, quand il se trompe, ça prend des proportions hallucinantes.
Je dit pas qu'il le fait exprès, attention hein ? Ou qu'il est méchant. Il est humain, il fait des erreurs.
Seulement y a plein de gens pour l'aider à faire ses erreurs bien correctement.
Si vous croisez un gars défoncé au Crack dans la rue, vous allez pas lui dire «  t'as raison, ils sont tous après toi, tiens voilà les clés de ma voiture et une kalachnikov, bon courage »

Voilà c'est ça le pouvoir. C'est de laisser d'autres gens décider pour nous. Si on prend nos responsabilités, ben, c'est nous qu'on a le pouvoir.

Après, certaines mauvaises langues diront que tout est fait pour qu'on se retrouve dans des situations ou on se sent tous impuissants et qu'on saute sur la première personne qui se pointe en disant « vous inquiétez pas, je m'en occupe » mais bon on est pas là pour conspithéoriser

Pour remédier à ça, il faudrait être un gros con prétentieux, comme moi, et se dire qu'on est au moins aussi intelligent que les autres, qu'on préfère assumer nos responsabilités, quitte à se péter la gueule de temps en temps plutôt que de laisser quelqu'un se barrer avec sa voiture et sa kalachnikov.

Oui mais alors, vous allez me dire, il vaut mieux voter à gauche ou à droite ?

Je dirais que c'est pareil, c'est bancal mais ça penche pas du même côté...

Intéressons nous maintenant à

LA NATURE HUMAINE

Alors attention, là, va falloir suivre, parce que ce que je vais avancer là va pas vous plaire :

Chaque choix que nous faisons dans notre vie, nous le faisons dans le seul et unique but de nous faire du bien.
Voilà, c'est dit. Vous pouvez me dire non, argumenter contre, etc, mais même les trucs que l'on fait de bien pour les autres, c'est parce que ça nous fait nous sentir bien à l'intérieur.
Une mère qui prend soin de son enfant le fait parce que c'est gratifiant, ça donne un sens à sa vie etc.
Une mère qui ne prend pas soin de son enfant pourrait par exemple ne pas le faire parce qu'elle a peur de faire une connerie et de se retrouver dans la merde. Ou juste parce qu'elle en a pas envie, et qu'elle va pas se laisser pourrir la vie par ce bout de truc qui dégouline et qui hurle.

Alors bon, je sais déjà comment ça va se passer, vous allez me trouver tout un tas de situations où « mais non, c'est pas vrai, regarde là par exemple » et j'ai pas non plus que ça à foutre de toutes les passer en revue pour vous convaincre. Votre expérience vous dit le contraire ? Tant mieux, j'ai tort, me croyez surtout pas juste parce que je vous le dit, faites l'expérience vous même.
Juste en passant, demandez-vous quelle était votre intention lorsque vous avez accompli votre dernier acte de générosité désintéressée, et ce que ça vous a fait ressentir.
J'irais même jusqu'à dire que ce qu'on fait par compassion, on le fait parce que putain, c'est quand même super chiant d'avoir des gens qui souffrent autour de nous. C'est pas drôle un gens qui souffre et ça fait du bruit quand je regarde la télé.

Voilà, je dis pas ça pour être négatif. Ni pour être positif.

Y a personne qui cherche à nous faire du mal, y a que des gens qui cherchent à se faire du bien.

Et ceux qui cherchent à nous faire du bien, se retrouvent souvent à nous faire du mal. L'enfer est pavé de bonnes intentions.

Généralement c'est le moment où on me dit « oui mais Mère Thérèsa... »

Hé ben, Mère Thérèsa, elle pouvait pas supporter de voir tous ces gens souffrir alors elle a retroussé ses manches et elle a fait ce qu'elle a pu. Parce qu'elle avait les couilles de le faire, elle, et parce que c'était ? C'était ? INSUPPORTABLE.

Oui, Mère Thérèsa avait des couilles.

Bon, bref, j'ai compris, vous êtes pas d'accord avec moi sur ce point. Ok. Alors ce qu'on va faire c'est que vous allez me marquer tout ça au Stabilo rouge et quand j'aurais fini mon argumentation, vous pourrez revenir là et me dire : « bah oui mais ça tient pas debout parce que là t'as tort. »

Voyez comme je suis sympa, je vous mâche le travail.

Voilà donc : Tout être humain agit avant tout pour sa propre gueule.

LA POLARISATION

Non, rien à voir avec des ours qui se noient.

La polarisation, c'est tout simplement ce qui arrive quand deux personnes ne sont pas d'accord. Au début, elles seront juste un peu pas d'accord et puis à force de discuter et d'argumenter, elles vont finir par se persuader qu'elles sont encore plus pas d'accord qu'elles l'étaient au début.
Genre si elles avaient juste dit : « je suis pas d'accord » et en était restées là, on aurait peut-être sauvé le repas de famille.
Alors bon, encore une fois, y a pas mal de théories de psycho sociale qui parlent de ça, genre l'expérience de la prison de Stanford.
Google, celui qui lit, celui qui lit, je te présente Google.

C'est juste pour dire que si vous prenez deux groupes de personnes, que vous leur dites : « toi t'es de gauche » et « toi, t'es de droite », ben faut surtout pas vous attendre à ce qu'ils se donnent des tapes amicales dans le dos et qu'ils travaillent ensemble pour un objectif commun.
Non. Ils vont se foutre sur la gueule pour savoir qui a le droit de travailler ensemble pour un objectif commun.
Encore une expérience qui a été faite : un groupe de gamins dans une colo divisée en deux. Deux baraques. D'un côté les Tigres. Et de l'autre côté, j'en sais rien, moi, les Serpentard. Quelques jeux un peu compétitifs. Et paf, en deux jours, ils faisaient des raids nocturnes pour aller casser ceux d'en face.
La bonne nouvelle est que les psychologues ont réussi à inverser le processus en leur faisant faire des jeux collaboratifs. Du coup y a pas eu de mort...Pas drôle...

VOTER POUR UNE PERSONNE

Ah, ça c'est bon. Tellement drôle. Tellement absurde et stupide et tellement tout le monde qui fait pareil parce que bon, on a toujours fait comme ça.

Donc, imaginons une élection, avec...allez...dix personnes...vous êtes un voteur studieux, vous allez analyser tous les programmes de tous les candidats, regarder les débats, faire oui oui avec la tête quand vous êtes d'accords et non-non quand ça va pas. Voire même discuter avec vos amis pour savoir ce qu'ils en pensent et faire jouer un peu de preuve sociale et d'esprit de groupe là dedans.

Le résultat final, n'hésitez pas à lever la main si vous n'êtes pas d'accord, sera que vous allez voter pour la personne qui, d'après les informations que l'on vous a fourni et votre profonde réflexion, vous représentera le mieux et guidera la France dans la direction qui vous convient.

Donc, vous allez donner votre pouvoir à cette personne que vous ne connaissez pas. Je ne nie pas qu'elle avait sûrement de bonnes idées...vous pouvez baisser la main maintenant...et qu'elle en a aussi des mauvaises...mais bon. Outre le fait que l'on aie aucun moyen de savoir si cette personne ne vous a pas menti, ou qu'elle ne va pas vriller du jour au lendemain, se mettre au Crack et s'acheter une kalachnikov avec l'argent de vos impôts, ça reste une personne qui va fatalement faire des choix de merde à un moment ou à un autre. J'en ai fait. Vous en avez fait. On va pas lui jeter la pierre, on sait ce que c'est.

Bon, disons que c'est fait. Pendant ce temps, vu que ce monsieur était d'un certain parti, il était obligé de présenter des idées différentes des autres partis, vous comprenez ? Pour se démarquer.
Si son adversaire pendant un débat dit : « Moi, je vais faire ça », l'autre va pas lui répondre «  ah oui, tiens, c'est une bonne idée, je vais faire pareil »
Non, il faut qu'il soit différent, qu'il s'oppose. Ce qui fait qu'un bon paquet de bonnes idées avec lesquelles on aurait pu avancer, sur lesquelles on aurait pu construire se retrouvent perdues.
Sans compter les bonnes idées associées à des personnalités de merde. Par exemple, si Lepen se met à avoir une bonne idée, à part ses électeurs, je vois pas vraiment qui va ouvrir sa gueule pour dire, tiens, sur ce point-là, je trouve qu'il a raison. Non. C'est un gros con et les gros cons n'ont pas de bonnes idées.

LE GOUVERNEMENT

Juste pour être sûr qu'on parle bien de la même chose : Le gouvernement est au service du peuple, au service du pays. Il est là pour nous fournir les outils qui vont nous permettre d'amener ce pays à se développer et à devenir un pays sympa où il fait bon vivre.
Je répète donc : Le gouvernement est au service du peuple.
L'objectif du gouvernement est donc que le peuple soit bien, heureux, que tout le monde ne crève pas de faim.
A aucun moment, dans la déclaration des droits de l'homme ou la constitution ( que je n'aie pas lue mais je suis à peu près sûr de ce que j'avance ), il n'est écrit : tu te chamailleras avec tes petits camarades et passera ton temps à dépenser l'argent du contribuable pour tirer dans les pattes de ceux qui sont pas du même parti que toi.
C'est comme le but de la sécurité sociale, par exemple : S'assurer que nous ayons tous de quoi rembourser nos frais médicaux et que nous soyons en bonne santé. TOUS.

La suite au prochain épisode...

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