samedi 29 janvier 2011

Pouetsie

Une nuit sans nuage éclairée par la lune
Cette veilleuse éternelle à la lumière brune
Une biche au pelage parsemé de taches blanches
Une fourrure si belle car brossée par les branches
Une colline d’herbe verte caressée par le vent
Juste une bise fraîche de début de printemps
Une fenêtre ouverte, sur un monde accueillant
Puis soudain l’herbe sèche, vieillit en un instant
Pourrit et disparaît, agressée par le temps
Dans le ciel se succèdent des nuages noirs et blancs
La biche d’un coup s’effraie et s’enfuie en forêt
Même là un arbre cède, plus faible qu’il n’y paraît
Le vent devient tempête, l’atmosphère s’alourdit
Une pluie froide s’abat recouvrant à grand bruit
Cette colline déserte, jadis si pleine de vie
Tout n’est plus qu’un amas de terre, tout est fini.

Un arbre aux branches nues, à la fin de l’automne
Après une pluie drue, sous un ciel monotone
A côté, une maison, au toit couvert de tuiles
Si belle en cette saison, luisante comme de l’huile
Le soleil peu à peu, sèche ses murs humides
Produisant dans les cieux, une vapeur timide
Légère et éphémère, s’évanouissant dans l’air
Tel un spectre apparut, défunt ou ange déchu
Au milieu de nulle part

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